Energies & Développement

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 Etat des lieux en Afrique  - Références   -  Energies renouvelables                                                                             


Etat des lieux en Afrique

Un faible accès aux services énergétiques modernes

Les besoins en services énergétiques sont de 3 types :

 Forte dépendance pétrolière … qui devient insoutenable : En Afrique de l’ouest l’électricité est à 60% d’origine fossile. Les importations de pétrole (y compris pour les transports) représentent une part de plus en plus élevée des exportations (43% au Sénégal… en 2005).

et faible développement des énergies renouvelables : L’utilisation des ER demeure assez ponctuelle, limitée à des « projets » : du don d’un panneau solaire pour un centre de santé, à l’installation d’éoliennes de pompage dans quelques dizaines de villages (ex d'Alizés), au programme régional solaire de l’UE sur plusieurs pays. L’urgence des problèmes liés à la pauvreté et les faibles émissions de GES du continent sont des arguments avancés pour ne pas donner de priorité à ces énergies.Toutefois les arguments en faveur de ces énergies ne font que se renforcer : diminution des risques vis-à-vis du marché pétrolier ou de la sécheresse (grands barrages), inadaptation de l’électrification rurale par le réseau national, création de richesse et d’emplois, ressources disponibles.

 Les obstacles au développement de ces énergies sont :

-        Institutionnels : cadre institutionnel inexistant ou inadapté, manque de coordination entre les programmes de coopération (ex. de dons espagnols massifs en matériel solaire déstabilisant les petites, et fragiles, entreprises du secteur au Sénégal),

-        Economiques et financiers : coûts d’investissement initiaux élevés, absence de mécanismes de financements appropriés,

-        Humains : insuffisance d’acteurs locaux capables de porter ces projets financièrement, techniquement et en matière de gestion, manque de main d’œuvre qualifiée.

       Les Etats africains, sans capacité d’investissement, se tournent vers le privé : Les réformes des années 90 ont, pour l’essentiel, consisté à privatiser les sociétés publiques et à libéraliser progressivement les marchés de l’énergie. Sous la pression et avec l’aide de la Banque Mondiale, des agences nationales sont chargées de l’électrification rurale en favorisant le recours aux opérateurs privés. Ainsi au Sénégal, l’ASER a en charge l’attribution des concessions hors réseau national (une vient d’être allouée à l’ONE) et des projets « d’ERIL (électrification rurale d’initiative locale) » pour des petits groupes de villages isolés. Les états agissent aussi dans l’approvisionnement en combustibles : subventions pour le gaz, mise en œuvre de projets d’économie de bois-énergie avec l’appui de l’aide internationale.

     …et s’organisent à l’échelle régionale – Le cas de la CEDEAO : La CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, 15 pays du Sénégal au Nigéria et au Niger) est une structure d'intégration régionale. Son Livre blanc (2006) sur « l’accès aux services énergétiques des populations rurales et péri-urbaines » proposent de :

 L’aide internationale bilatérale et multilatérale : l’énergie est une grande priorité en Afrique . Pour tous les acteurs de l’aide internationale, l’accès à l’énergie est une condition pour sortir l’Afrique de la pauvreté. Parmi ces acteurs on peut citer :

Faiblesse des opérateurs économiques en Afrique

Les ONG : quelques « grandes ONG » de taille internationale  (ENDA-Energie (Sénégal),  KITE (Ghana) …) et des associations locales (Ex : atelier de kits solaires par un groupement paysan du Sénégal).

 Les opérateurs économiques : des commerçants, des filiales d’entreprises européennes, des petites entreprises (< 10 pers.,souvent créées ou développées avec une aide extérieure ou par des personnes ayant travaillé dans des ONG ou des « projets »). Ex. de petites entreprises locales au Sénégal : SEMIS (bureau d’études), EnergieR (montage de petits matériels solaires), Sahel Energie Solaire (installateurs), VEV (éoliennes mécaniques), APROCER (céramique pour les foyers améliorés)... Ces entreprises sont de petite taille, de l’artisan du secteur informel, au GIE de quelques personnes, et plus rarement, des petites sociétés. Elles sont fragiles : marchés très fluctuants et dominés par les « projets » de coopération, capacités financières et commerciales insuffisantes, manque de crédibilité par rapport aux concurrents étrangers « du Nord », compétitivité insuffisante par rapport aux matériels asiatiques.

Aide internationale privée et Coopération décentralisée : le cas de la France . De manière générale, les ONG françaises ne sont pas les plus puissantes parmi l’ensemble des ONG du Nord. Et l’énergie n’est pas, jusqu’à présent, un domaine où elles sont fortement mobilisées.

 La taille et les modes d’intervention des ONG sont très variables. On peut citer, sans être exhaustif :

-     des « spécialistes » comme la FONDEM[7] (avec EDF, GDF, Total), le GRET[8] (maître d'oeuvre du programme Alizés), le GERES[9]. Gèrent, avec des salariés, des programmes de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milliers d’€/an avec financements publics.

-     la micro-finance : la SIDI, filiale du CCFD (ONG catholique), a pour priorité la valorisation des produits agricoles, l’emploi des jeunes … et les énergies renouvelables.

-          les crédits-carbone : Goodplanet

-          des « bénévoles » : Electriciens sans frontières (agents d’EDF), Energy assistance (personnel de Suez), Ingénieurs sans frontières (des étudiants des écoles d’ingénieurs)

-          des « chercheurs » : charbon vert par Pronatura international, chambres froides solaires…

-          des « associations locales » : une association lycéenne de Dunkerque, des émigrés maliens…

-          les fondations : peu interviennent à l’international. Ex. : La fondation Ensemble soutient des actions dans le domaine de l’environnement (Eau mais aussi ER, biodiversité et agriculture durable).

     La coopération décentralisée : les collectivités locales sont de plus en plus souvent engagées dans des actions de coopération avec des     collectivités du Sud. Elles interviennent directement ou en soutenant des ONG (soutien du Nord-Pas de Calais à Espace Eolien Régional pour le programme Alizés). La loi Oudin-Santini de février 2005 renforce les capacités des collectivités en leur donnant la possibilité de mener des actions de coopération avec les collectivités territoriales étrangères et leurs groupements dans la limite de 1 % des ressources qui sont affectées aux budgets des services de l’eau et de l’assainissement et de la distribution publique d’électricité et de gaz.



[1] CEDEAO, Livre blanc, 2006

[2] PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement

[3] AREED : African Rural Energy Enterprise Development

[4] PNUE : Programme des Nations Unies pour l’Environnement, basé à Paris

[5] GEF : Global Environmental Fund

[6] AFD : agence française de développement

[7] FONDEM : fondation énergies pour le monde

[8] GRET : groupe de recherches et d’échanges technologiques

[9] GERES : groupe énergies renouvelables, environnement et solidarité


Des références 

Vous trouverez ci-dessous différentes références d'opérations concernant l'énergie éolienne dans les pays du sud. Voir aussi nos liens.

Cette partie étant en construction vous nous excuserez pour son côté "fourre-tout" !

http://w3.tue.nl/nl/diensten/daz/bestuurscommissies/tvo/onderwijs/ervaringen_studenten/windpump_project_tanzania/

http://www.babnet.net/rttdetail-9903.asp  éolienne SISMAR avec france-sahel et RATP

http://www.aureka.com/windpumps/index.php?categ=windp

http://practicalaction.org/?id=energy_expertise#Small%20scale%20wind%20power

http://practicalaction.org/?id=small_scale_wind_power

ITDGPractical Action is piloting small scale wind power schemes in Peru and Sri Lanka. These are designed to charge the vehicle batteries which many households use as a power source for lighting.

Publications and videos : 

http://practicalaction.org/?id=wind_case1   

Harnessing the wind, Wind power in Nikeweritiya, Sri Lanka

Practical Action South Asia is developing reliable and cost effective wind energy systems for charging batteries to help meet the electrical energy needs of rural Sri Lankans who do not have access to the national grid.

Wind training for manufacturers

A training programme for Sri Lankan and Nepalese Small Wind Turbine manufacturers is being held at Dodangoda and Hambantota, in Sri Lanka from November 29th to December 5th 2004. The training programme is organised by ITDGPractical Action-South Asia.

http://practicalaction.org/?id=region_latin_america_energy 

Energy, infrastructure and basic services

ITDGPractical Action Latin America's programme of Energy, Infrastructure and Basic Services (ENISER) has a long and successful history in micro hydro projects, but in recent years has diversified into biomass, solar energy, wind energy and energy efficiency projects.

The programme also covers water and sanitation and has expertise in small systems of potable water supply for rural areas.

The programme is involved at a regional level in south-south technology transfer, training, and information dissemination, collaborates with other ITDGPractical Action offices, members of HIDRORED and other networks in Europe and North America promoting renewable energy and rural electricity.

http://www.solucionespracticas.org.pe/ 

partenaire, avec ISF, du CEDECAP

http://www.infodes.org.pe/cedecap/web/sitio.shtml?apc=Ab11-&s=A&e=b&r=c#1

centro de demonstration y capacitation en tecnologias apropiadas (volet Energie)

Energía Eólica

Disponemos de:

Es una propuesta para la difusión de las energías renovables como alternativa de crecimiento para el área rural. Se constituye en un espacio para promover el desarrollo de las capacidades en técnicos, profesionales, especialistas y usuarios de los sistemas energéticos aislados existentes a nivel local, nacional e internacional. Es conocido que actualmente muchos pueblos, especialmente del área rural, no tienen acceso a la energía. Debido al gran aislamiento en que se encuentran miles de centros poblados, la alternativa más común de electrificación rural mediante interconexión a la red se va haciendo cada vez más complicada y costosa.

http://practicalaction.org/?id=region_nepal 

http://www.windmillworld.com/world/southafrica.htm

http://www.sei.se/energy/pvesco/esco%20objectives.htm
 
http://www.thesustainablevillage.com/servlet/display/product/detail/32028/
 
http://deafrica.net/
 
http://www.malifolkecenter.org/newsletter/newsletter01.html#MFC2

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