Eau et santé 
Les bilharzioses                                                                                       english   accueil


La qualité de l'eau est un des principaux facteurs de risques sanitaires au Sénégal.  Dans les villages de la région de St Louis situés près du fleuve, les risques sont renforcés par la présence de la bilharziose qui est souvent contractée en se baignant ou en marchant dans l'eau pour remplir les bassines. C'est pourquoi la priorité est donnée à l'équipement de ces sites en stations de pompage,traitement et  distribution de l'eau.

Le programme Alizés Sénégal prévoit, dans sa phase 2, de mettre l'accent sur  la formation en matière d'hygiène de l'eau dans les villages équipés d'un système de pompage pour l'eau potable. Pour suivre les observations réalisées dans le cadre du programme Alizés : voir le monitoring sur le Bisape.

Plus généralement, le paludisme et les schistosomiases (ou bilharzioses) constituent une des principales causes de mortalité à l'échelon mondial, touchant surtout les enfants.

La maladie

Les bilharzioses (ou schistosomiases) sont des affections parasitaires dues à de petits vers du genre Schistosoma qui, infestent le système veineux et entraînent chez l’homme des troubles urinaires, intestinaux, hépatiques et spléniques (dans la rate).

 

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L'utilisation de l'eau du fleuve Sénégal pour les besoins domestiques 
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Cette maladie tropicale est un véritable fléau touchant, sous différentes formes,  200 millions d'habitants dans le monde en Afrique, Moyen Orient, Amérique du sud, Antilles et Asie du Sud-Est.

  • cause : Pénétration cutanée du parasite (schistosome), pendant un bain ou en marchant dans l'eau.

  • signes :
    - début par une inflammation avec démangeaison au point d'entrée du parasite.
    - atteinte hépatique avec fièvre
    - atteinte colique avec douleurs abdominales et rectorragies.
    - avec ou sans signes urinaires (sang dans les urines), neurologiques, pulmonaires,... suivant la localisation du parasite et l'espèce (les bilharzioses urinaires ne se rencontrent qu'en Afrique)

  • Prévention :
    - hygiène urinaire et fécale.
    - La meilleure prophylaxie consiste à éviter de se baigner en eau douce (lac, marigot, rivière à courant faible) dans les régions d'endémie (Sud du Maghreb, Egypte, Afrique noire, Antilles et Amérique du Sud tropicale). L'eau de mer est inoffensive. 

 Pour plus d'informations, voir le texte des Dr L.Rossant et J.Rossant-Lumbroso sur www.doctissimo ou www.caducee (dossier bilharziose).

Les recherches

" Bilhvax : un vaccin contre la bilharziose 

Au Sénégal : En 1988, le premier cas de bilharziose intestinale au Sénégal était détecté au centre de santé de Richard Toll dans la région de Saint-Louis. En 1990 une enquête sur l’infection et la morbidité intestinale, réalisée avec le soutien de la Communauté flamande de Belgique, a montré une forte prévalence de l’infection (plus de 60 %), surtout chez les enfants. Cette maladie présente des formes pathologiques particulièrement graves.

Bilhvax : Depuis 10 ans, la Région Nord-Pas-de-Calais accompagne l’Institut Pasteur dans ses travaux de recherche et de lutte contre la maladie. L’Institut a ainsi pu élaborer un vaccin contre la bilharziose nommé Bilhvax qui est maintenant en phase de test.

Actuellement, les essais cliniques de phase 3 sont destinés à évaluer l’efficacité du vaccin à moyen terme. Ils feront appel à un nombre important de patients (300 à 500 enfants infectés âgés de 6 à 10 ans) et devront s’étendre sur une durée de 6 ans. Ces essais permettront de définir les derniers paramètres du protocole vaccinal pour l’application à grande échelle du vaccin." d'après le site de la région Nord-Pas-de-Calais.

"Les bilharzioses touchent principalement les zones rurales. Cependant, les migrations des populations vers les villes introduisent de plus en plus la maladie dans les zones péri-urbaines. Les mouvements de populations engendrés par l'extension des régions irriguées cultivables favorables aux hôtes intermédiaires peuvent aussi développer l'importation du parasite dans d'autres zones.

Cette maladie parasitaire se range juste après le paludisme pour l'importance de son impact sur la santé publique et sur le développement socio-économique. Un médicament, le praziquantel, au coût maintenant accessible aux populations du Sud et pratiquement dénué d'effets secondaires, existe. Il constitue un traitement efficace de la maladie mais la principale difficulté est de lutter contre la transmission, c'est-à-dire soit de détruire les mollusques hôtes intermédiaires soit de la freiner en réduisant les contacts des populations avec l’eau. De ce fait les résultats obtenus grâce aux programmes de lutte n'ont pas toujours été durables. Si la prévalence de la maladie peut être réduite à court terme, une surveillance doit être poursuivie pratiquement indéfiniment."  


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